L'adresse · d'où vient le nom
L'Arthelon
Il faut regarder le relief pour comprendre Val Fleury. Le quartier occupe le fond d'un vallon qu'un ru a mis des siècles à creuser. Les anciens le décrivaient comme une gorge profonde, à peine praticable en hiver. Ce ru s'appelait l'Arthelon.
Pendant longtemps, le vallon sépare plus qu'il ne relie. Seule la rue de Paris en relie les deux rives. En 1840, la ligne de Paris à Versailles le franchit d'un seul geste : le viaduc du Val Fleury, dit pont Hélène, 145 mètres de long. Il faut attendre 1901 et l'ouverture de la gare de Meudon Val Fleury pour que les hameaux de part et d'autre forment enfin une même ville.
Au XXe siècle, le ru est couvert et rejoint le réseau de la ville, sous l'actuelle avenue Jean-Jaurès [date exacte : archives municipales]. Le vallon, lui, n'a pas bougé. C'est lui qui donne au quartier ses rues en pente, ses vues dégagées sur le viaduc, et ce calme de fond de vallée à trois minutes d'un RER.
On a couvert le ru. On n'a pas pu effacer le vallon.
XIVe siècle
Les Chartreux possèdent un petit moulin au lieu-dit la Fourche. Au XIXe siècle, une blanchisserie s'installe encore sur ses berges.
1840 · 1901
Le viaduc, puis la gare. Le vallon devient un quartier : le marché couvert, les commerces de la rue de Paris, le RER C pour le Champ de Mars en un quart d'heure.
L'immeuble
Construit dans les années 70 [année exacte : acte ou permis]. Béton, balcons filants, proportions franches. Nous le revendons lot par lot, sans le maquiller.
Sources : ville de Meudon, « Histoire de Meudon » ; Comité de sauvegarde des sites de Meudon, bulletin n° 137-138 (2014).